Essai Mini Cooper Cabriolet ? Sport de plein air!

15 Février 2012 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Succès incroyable en Europe et considérable chez nous, la petite Mini a beau avoir pris du poids et grandi de tous les côtés, elle a conservé l’essentiel de son ancêtre : le plaisir de conduite.

Ajoutez à cela un style inimitable et une large gamme de personnalisations, vous obtenez la citadine la plus branchée du marché! Mais reste-t-elle aussi désirable lorsqu’elle perd le toit?

Le passé dans les veines

Si la Mini revue par BMW n'est pas à l'origine de la vague « néo-rétro » qui touche l'automobile, depuis que des voitures comme le PT Cruiser sont sur la route, elle est en revanche celle qui a le mieux exploité cette tendance pour séduire les foules.

Bouille ronde, chrome à profusion, ligne inchangée... Les emprunts à la Mini originale sont suffisamment nombreux pour que la filiation soit immédiate, sans toutefois tomber dans la caricature. Le relooking de 2007 n'y a rien changé, conservant un design inimitable même en revoyant toute la carrosserie.

Cette seconde génération nous aura toutefois fait patienter jusqu'en 2009 pour perdre le toit. Pour le plus grand bonheur des puristes, la Mini Cabriolet a conservé la capote en toile, gage de poids réduit et véritable signature visuelle pour la Mini.

Dans sa configuration découverte (une manoeuvre rapide et électrique), elle affiche encore mieux son esprit des années 70, avec ses petits arceaux chromés qui dépassent à l'arrière et sa ceinture de caisse toute droite amenant au morceau de toile replié.

L'habitacle, la touche BMW

S’il y a une chose pour laquelle les constructeurs allemands n'usurpent pas leur réputation, c'est probablement le sens de l'habitacle. Ce dernier est ici superbe, avec l'énorme compteur de vitesse central, le double compteur au dessus du petit volant, les interrupteurs façon avion et les sièges fermes, mais confortables.

On pourra bien sûr relever quelques plastiques médiocres et des détails de finition perfectibles, mais l'ambiance générale de l'habitacle permet d'oublier totalement ces minis défauts.

Les passagers à l’arrière devront cependant souffrir pour profiter de la Mini. Si les enfants supporteront un voyage à bord, un adulte de taille normale devra composer avec un espace réduit à son strict minimum, particulièrement aux jambes.

Détail amusant réservé au cabriolet : un compteur recensant précisément le temps passé les cheveux au vent! C'est encore une fois ce genre de petits gadgets amusants et uniques qui font la différence avec la concurrence et démontrent le sens du détail que BMW a su appliquer dans la Mini.

Sans faute sur la route

Bien entendu, c'est lorsque l'on roule que la Mini prend toute sa valeur. Notre version Cooper d'essai est tractée par le petit 4 cylindres de 1,6 litre développant 118 chevaux pour 114 lb-pi. Celui-ci ronronne joyeusement au réveil, laissant présager dès le tour de clé son comportement joueur. Avec une puissance maximale de 6000 tr/min, il apprécie le haut du compte-tours, là où il laisse échapper une sonorité agréable. Dans l’ensemble, il se distingue autant par sa souplesse que par sa consommation réduite à 6,3 l/100 km.

La Mini ne se contente pas de flatter l'ouïe : le châssis, tout simplement exceptionnel, gâte tous les sens.

Le volant, grâce à une assistance parfaitement calibrée entre maniabilité en ville et lourdeur sur route, semble jouer un rôle de transmetteur de pensée. La direction vive et précise permet de positionner la voiture dans les courbes, d'aller chercher une trajectoire idéale et de s'y tenir. La boite de vitesse manuelle offre des débattements courts et des enclenchements précis, même si sa configuration un peu longue oblige à beaucoup jouer du levier.

Le sentiment d'avoir entre les mains un kart pour la ville est largement accentué par ses dimensions réduites (3,69 m de long par 1,68 m de large) et son poids à vide raisonnable (1 245 kg malgré les renforts dus à la perte du toit). On peine du coup à croire que le 0 à 100 km/h demande tout de même 9,6 secondes.

La Mini se montre difficile à prendre en défaut et permet d'accueillir une route sinueuse avec joie. Même avec la capote baissée, car, contrairement aux autres modèles décapsulés, elle ne perd pas son agilité.

Le seul point « négatif » vient précisément de l'excellence de son châssis. On se demande en effet si la « simple » Cooper est le bon choix tant il semble en mesure d'encaisser bien plus de puissance. Et on se prend rapidement à rêver d'avoir entre les mains une Cooper S...

Un tarif à la hauteur

La Cooper S demande un prix de base de 36 350 $, alors que la version simple Cooper n'en demande que 29 950 $. Une fourchette de prix considérable que viendront en plus alourdir les nombreuses et coûteuses options proposées.

Ce tarif est toutefois largement justifié par les qualités de la Mini.



Tags: BMW, Mini, Mini Cooper
Auteur: Jean-Sébastien Poudrier