Volkswagen Golf GTi : maintenant une célébrité

15 Février 2012 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Juste équilibre

Sans tomber dans l’extravagance, cette Golf combine sobriété et agressivité avec ses spectaculaires roues de 17 pouces, ses phares au xénon et le double système d’échappement. Les identifications sont nombreuses afin de souligner le degré de performance plus élevé de cette Golf. Elle s’adresse aussi à une clientèle plus vaste avec deux configurations au choix, soit 3 ou 5 portes. Pour le reste, c’est une Golf de sixième génération qui s’inscrit dans une évolution discrète du style. Il faut cependant souligner quelques petits défauts d’assemblage, comme une moulure de finition à la base d’une vitre de portière sur le point de se détacher et un hayon mal ajusté. Espérons que ces irritants qui ont terni la réputation du constructeur en matière de fiabilité ne sont qu’une erreur de parcours.

Intérieur aride

L’habitacle de la GTi présente la même austérité que le reste de la gamme Volkswagen. Pas de chrome en quantité industriel ou de combinaison beige, brun et noir comme certains concurrents, mais une planche de bord de couleur uniforme avec une instrumentation claire sans artifices. Les accessoires sont faciles à consulter et à portée de main. D’ailleurs, soulignons l’ajout de cet écran tactile à l’intérieur duquel sont regroupés les contrôles de la chaîne audio et qui vous permet, grâce à Bluetooth, d’écouter la musique tirée de vos lecteurs MP3 et autres. Cette version reçoit des sièges sport qui offrent un maintien latéral accru pour les conducteurs un peu plus agressifs, un volant sport très joli avec une base carrée, comme sur les voitures de compétitions, et, bien sûr, des logos GTi un peu partout afin de vous rappeler que vous conduisez une voiture de caractère.

Mécanique vitaminée

C’est sous le capot que cette bête renferme tout son talent. Le réputé 2 litres turbo propose toujours ses 200 chevaux et ses 207 lb-pi de couple. De plus, l’injection directe offre des performances plus élevées. À bas régime, le cœur de cette GTi bas normalement, mais il se déchaîne au moment de l’implication du turbocompresseur. Pour profiter pleinement de ce potentiel, cette motorisation est jumelée à une boîte manuelle à six rapports d’une grande précision, aux rapports très courts, ou à une boîte automatique DSG, elle aussi, à six rapports. Cette dernière offre la sensation d’une boîte séquentielle tout en disposant du même étagement de rapports que la manuelle. Évidemment, tout ce potentiel au chapitre des performances vient faire ombrage à sa consommation qui dépasse les 10 l/100. Mais, les cinq premières minutes derrière le volant vous feront oublier rapidement cette petite lacune.

Tempérament sportif

La prise en main de la GTi nous fait découvrir un tempérament ultra sportif. Sa direction est précise, tandis que l’effet de couple est absent; une bonne nouvelle pour une traction plus sauvage. Son châssis est d’une rigidité exemplaire, une qualité amplifiée par une suspension ferme qui ne plaira pas nécessairement aux dos sensibles. La performance commande toutefois ce genre de configuration. Les freins sont efficaces et vous permettront de conserver la voiture bien en selle en cas de manoeuvre brusque. Par ailleurs, si vous pensez que la Mini, par exemple, offre une conduite plus dynamique, détrompez-vous. La GTi est d’une agilité remarquable et fera l’envie de tous ses concurrents. Toutes ses qualités sont palpables malgré le fait qu’elle est une traction.
 

Le recette du succès

En résumé, la GTi propose l’amalgame de tout ce qu’un amateur de voitures recherche. Une belle silhouette, une consommation raisonnable, de la puissance au besoin, de l’espace et un plaisir de conduite à chaque randonnée.



Tags: Audi, Mini, RAM, Volkswagen, Volkswagen Golf, Volkswagen Golf GTI
Auteur: Jean-Sébastien Poudrier