Fisker : tout n’est peut-être pas perdu

Fisker : tout n’est peut-être pas perdu

31 Juillet 2013 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Avec un parcours parsemé d’embuches et de rebondissements, la faillite de Fisker était prévisible. Toutefois, dans un dernier espoir de réussite, le fabricant californien est toujours à la recherche d’un potentiel acheteur, qui selon toute vraisemblance pourrait être Beijing Automotibe Industry Holding Co Ltd (BAIC), une société chinoise appartenant en partie au groupe Daimler. Certains des véhicules actuellement produits par BAIC en Chine sont en fait des copies de Hyundai ainsi que de Mercedes-Benz, deux constructeur avec lesquels il a conclut des ententes par le passé. BAIC n’est pas le premier candidat intéressé par le rachat de Fisker, car Geely VL Automotive et Wanxiang ont déjà approché le fabricant californien. Néanmoins, des représentants de BAIC auraient été aperçus à de nombreuses reprises aux bureaux de Fisker, laissant croire qu’une transaction est imminente. Sans compter qu’un éventuel rachat fait les manchettes dans plusieurs journaux chinois. Un intérêt pour la Chine? Le marché automobile chinois est en pleine expansion et les constructeurs locaux sont sans cesse à la recherche de nouveaux moyens de se démarquer des autres. Quant aux consommateurs chinois, ils aiment deux choses, la voiture ultra compacte ou les grandes berlines de luxe, ce que Fisker produit ou du moins, produisait. Il n’est donc pas étonnant que le fabricant californien intéresse le groupe BAIC. Ce dernier souhaite s’associer à Fisker pour en prendre les rênes seulement. Reprendre le flambeau Après la résiliation du groupe chinois Wanxiang, Fisker s’est tournée vers Geely VL  Automotive dont l’intention était de mettre un V8 de 450 chevaux sous le capot de la Karma, ainsi que d’en remodeler légèrement l’apparence pour en faire une voiture de luxe plus intéressante. Néanmoins, les intentions du groupe BAIC sont plus vertes, car ce dernier souhaite étendre sa gamme de véhicules en créant une rivale à la Tesla Model S qui domine actuellement le marché des véhicules électriques en Chine. Quand tout va mal Fisker a connu des débuts prometteurs et certaines vedettes d’Hollywood ont acheté des Karma avec beaucoup de confiance, mais la compagnie est vite tombée dans un gouffre duquel elle n’a pu s’échapper. Fisker a d’abord perdu son principal fournisseur de batterie l’an dernier. L’ouragan Sandy a également empoté 300 de ses véhicules, une lourde perte pour un si petit constructeur. Néanmoins, le départ de Henri Fisker, le fondateur de la compagnie est l’évènement qui à significativement marqué la preuve de son déclin. Depuis, Fisker roule littéralement sur les chapeaux de roues en attente d’un nouvel acheteur. Si BAIC n’a dévoilé aucun détail sur ses récentes visites chez Fisker, plusieurs rumeurs laissent entendre qu’il y aura rachat ou partenariat dans les prochaines semaines entre les deux fabricants d’automobiles. Jean-Sébastien Poudrier



Tags: Hyundai, Mercedes-Benz, Tesla, Tesla Model S

Auteur: Jean-Sébastien Poudrier