Polaris Slingshot 2015

Polaris Slingshot 2015

03 Mars 2015 PAR Jean-Sébastien Poudrier
Polaris Slingshot 2015

Vous êtes fasciné par les véhicules à trois roues, mais vos options se limitent à des bolides fabriqués à l’unité, ce qui coûte une fortune. Certes, Campagna Motors, une entreprise québécoise, propose l’un des véhicules du genre les plus intéressants sur le m’arch. Vous pouvez choisir entre un modèle de base propulsé par un moteur Kawasaki, un modèle sport équipé d’un moteur BMW et un modèle tourisme qui profite d’une mécanique Harley Davidson. Or, à partir de 57 999 $, on ne peut pas dire qu’il s’agit d’une solution économique même si chaque dollar investi en vaut la chandelle.

C’est à se moment qu’entre en jeu Polaris avec son Sligshot, un véhicule à trois roues au design instinctif et largement étudié. Le meilleur dans tout cela, c’est que son prix de base ne dépasse pas les 21 999 $. Est-ce que c’est trop beau pour être vrai? Eh bien malheureusement oui, ou du moins, si on le compare à ce qui se fait ailleurs, le Polaris Slingshot n’est tout simplement pas dans la course.

Plastique!

De loin, je dois admettre que le Polaris Sligshot défend plutôt bien sur le plan esthétique. Son allure racée et son centre de gravité bas en font un véhicule dont l’allure ne manque certainement pas de faire tourner les têtes. Ça, c’est l’impression qu’il nous laisse comme observateur. En revanche, lorsqu’on prend le volant, c’est une tout autre histoire. Voyez-vous, Polaris a dû faire des compromis pour offrir un véhicule à si bon prix qui puisse rouler même sous la pluie, ce qui veut dire que la carrosserie et l’habitacle est majoritairement composé d’un plastique de mauvaise qualité. Et la finition est assez grossière merci par endroits.

Une Chevrolet Cobalt déguisée, vraiment?

J’exagère un peu, j’en conviens, mais il reste que le Polaris Sligshot utilise bel et bien le même moteur de 4 cylindres de 2.4 litres qu’on peut trouver sous le capot de certaines versions de la Cobalt. Tout ceci pour dire que cette mécanique n’a pas une bonne réputation auprès des consommateurs. Néanmoins, c’était la manière la plus économique pour Polaris d’offrir à son bolide une puissance de 173 chevaux et 166 livres-pied de couple. Il y a un autre problème aussi, le son! Ce moteur de voiture n’offre pas la sonorité d’un moteur de motocyclette, ce qui dérange certainement les acheteurs potentiels qui se situent davantage dans le créneau des adeptes de motos que celui des adeptes de voitures.

La vraie question

Est-ce que j’en achèterais un? Considérant son prix très raisonnable, c’est faible coût d’entretiens et sa silhouette tape à l’œil, eh bien oui, je considèrerais fortement le Polaris Sligshot si j’étais à la recherche d’un véhicule de promenade pour la saison chaude.

Jean-Sébastien Poudrier



Tags: BMW, Campagna, Chevrolet, Kawasaki, Chevrolet Cobalt

Auteur: Jean-Sébastien Poudrier