Polestar 2 2022 : quand le courant passe

Polestar 2 2022 : quand le courant passe

10 Octobre 2021 PAR Jean-Sébastien Poudrier
Polestar 2 2022

Il ne faut pas vous en faire si vous ne connaissez pas Polestar, car la marque en est encore à ses débuts et elle ne propose qu’une gamme très limitée de modèle pour le moment. D’ailleurs, je crois qu’il est essentiel de préciser qu’il faut d’abord et avant tout vous intéresser aux véhicules électriques pour potentiellement connaître la marque. Néanmoins, le constructeur suédois commence à faire du bruit et ses véhicules gagnent en popularité et c’est pourquoi Polestar deviendra la prochaine grande marque de véhicules électriques à mon avis. Je sais, il y a plusieurs nouvelles marques qui essaient de se frayer un chemin sur le marché actuellement, mais Polestar a vraiment tout ce qu’il faut pour réussir son ascension. Elle offre des modèles au concept intéressant, dans une fourchette de prix raisonnable et surtout aux performances décentes.

 

Comme son nom l’indique, la Polestar 2 est le second modèle à avoir été lancée par la marque, mais il s’agit du premier modèle 100% électrique, car le modèle 1 utilise une combinaison hybride. D’ailleurs, linge fille 4Tle constructeur suédois a récemment annoncé que le modèle 1 était en fin de production, ce qui nous laisse avoir la Polestar 2 que pour seule option pour le moment. Toutefois, ce n’est qu’une question de temps avant que d’autres modèles ne fassent leur entrée sur le marché, car Polestar est particulièrement proche de Volvo et ce dernier a indiqué vouloir lancer de nombreuses nouvelles plateformes 100% électriques dans les prochaines années. C’est donc une bonne nouvelle pour la marque, mais pour l’instant, la Polestar a tout ce qu’il faut pour plaire à la majorité des adeptes de véhicules électriques et c’est pourquoi vous devriez fortement la considérer si vous vous intéressez à ce créneau.

 

Gamme et prix

 

La Polestar 2 2022 est disponible à partir de 49 900 $ ce qui la rend désormais éligible à la subvention du gouvernement provincial, soit 8 000 $, une somme considérable. Toutefois, à pareille somme, vous avez droit à la version à un seul moteur et roue motrice avant. Si vous voulez optez la version à 2 moteurs et rouage intégral, il vous faudra débourser 7 000 $, ce n’est étonnamment pas aussi élevé qu’on pourrait le croire.

 

Performances

 

Pour l’instant, la Polestar 2 ne propose que 2 options sur le plan mécanique à commencer par la version à un seul moteur électrique qui affiche une puissance de 228 chevaux. Cette dernière offre une autonomie d’environ 427 kilomètres à partir d’une seule charge. Malgré l’absence de rouage intégral, cette version reste très intéressante notamment grâce à son autonomie, mais aussi parce qu’elle est assez abordable au final. Par contre, s’il vous faut absolument le rouage intégral, ce dernier est disponible dans la version à 2 moteurs qui affiche une puissance de 402 chevaux, soit 201 chevaux par moteur. L’autonomie de cette version s’élève à 400 kilomètres, ce qui est légèrement inférieur à la version à un seul moteur, mais ça n’en reste pas moins impressionnant pour autant. Ce qui est amusant, au final, c’est le fait que Polestar ne mise pas uniquement sur l’autonomie et l’efficacité pour attirer la clientèle, mais également sur le plaisir. En effet, il est clairement indiqué sur son site que le modèle à un seul moteur est capable de boucler le 0-100 en 7.4 secondes. Vous vous doutez probablement que le modèle à 2 moteurs est nettement plus rapide et c’est le cas avec un 0-100 en 4.7 secondes.

 

Design

 

La Polestar 2 a clairement des airs de famille avec certains modèles Volvo, ce qui est tout à fait normal puisque les 2 marques partagent de nombreux éléments. Toutefois, je crois que les modèles de Polestar se distinguent assez de ceux de Volvo pour qu’on dise qu’ils possèdent leur propre identité. Ainsi, la Polestar 2 est une voiture assez moderne et étonnamment musclée au niveau de son design. Elle mise sur les lignes droites, ce qui n’est pas une mauvaise chose puisque ce genre de design a tendance à mieux vieillir et c’est ce qui fait en sorte que le modèle sera encore aux goûts du jour dans plusieurs années.

 

C’est à l’intérieur qu’on commence à ressentir l’influence de Volvo dans le design de Polestar avec une planche de bord qui ressemble beaucoup à celle qu’on retrouve dans les véhicules du constructeur suédois. Toutefois, c’est loin d’être un problème et je dirais même que c’est une bonne chose puisque Volvo a toujours été réputé pour la qualité et la finition de ses véhicules. Ainsi, on peut dire que Polestar part avec une longueur d’avance sur son plus gros compétiteur à ce chapitre, j’ai nommé Tesla.

 

Les points faibles

 

La marque n’est encore que très peu connue et le réseau de concessionnaire est particulièrement limité. Sa conception reste un peu simple, mais il faut tout de même donner une chance au constructeur suédois.

 

Les points forts

 

C’est une voiture efficace, très agréable à conduire et elle offre beaucoup de confort. Son autonomie est dans la bonne moyenne tout comme c’est le cas pour sa nouvelle fourchette de prix. De plus, la Polestar 2 est une voiture qui ne manque pas de faire tourner les têtes sur son passage. C’est un modèle qui intrigue les gens.

 

Élément signature

 

La Polestar 2 est un élément signature en soi puisqu’elle représente le présent et l’avenir de la marque. C’est la première voiture 100% électrique que nous propose Polestar et ça devrait rester ainsi pour tous les prochains modèles qui nous seront présentés dans les années à venir.

 

Le mot de la fin

 

Avec tous les constructeurs émergents, on peut dire que ce n’est pas facile pour un constructeur automobile de percer, surtout dans le domaine de la voiture électrique où la compétition est particulièrement féroce. Néanmoins, je crois que Polestar a réussi à faire sa marque et que ce n’est plus qu’une question de temps avant que le constructeur suédois affiche des chiffres de ventes satisfaisants.

 

Jean-Sébastien Poudrier



Tags: Tesla, Volvo

Auteur: Jean-Sébastien Poudrier