Atlanta : les courses de rues légales

   03 Juin 2020 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Comme c’est le cas dans toutes les grandes villes, Atlanta en Géorgie est enclin avec un sérieux problème de course de rue. D’ailleurs, le mois dernier, pas moins de 44 conducteurs ont été interceptés pour cette pratique illégale dans une seule et même soirée. Toutefois, la Mairesse de la ville est plutôt du genre à penser de dehors de la boîte lorsqu’il est question de trouver une solution à un problème et suite aux recommandations de son garçon qui est lui aussi un adepte de course, ce dernier songe sérieusement à rendre les courses de rue légale dans sa ville.

Toutefois, avant que vous fassiez vos valises et commencer à chercher pour un emploi à Atlanta puisque le projet n’a pas encore été approuvé. Néanmoins, ce que la ville à l’intention de faire, c’est de lever les sanctions relatives aux courses de rues dans certaines zones de la ville.

Un projet à l’échelle nationale

Atlanta n’est pas la première ville a vouloir offrir la possibilité aux pilotes amateurs de tester les performances de leur bolide sur la voix publique puisqu’un projet pilote a aussi été testé à Détroit et ce que les autorités ont constaté, c’est qu’il y a avait très peu d’accident lié aux courses de rues. Bien entendu, je ne suis pas en train de justifier le fait qu’il faut se ruer dans les rues pour motiver les conseils municipaux à agir en cette faveur, mais cette alternative n’en reste pas moins intéressante. Toutefois, je doute fortement que ce système puisse fonctionner au Québec en raison de la forte tendance qu’on les gens à se plaindre du bruit. Imaginez seulement si des pistes de course qui sont à des lieux de toutes civilisations dérangent comment les citoyens prendraient la nouvelle si Montréal ou Saint-Eustache donnait la permission aux gens d’utiliser la rue comme une piste de course.

Toutefois, il y a un argument que j’ai trouvé particulièrement intéressant par rapport à ce projet et c’est le fait d’offrir un endroit accessible et contrôlé aux gens qui veulent s’amuser. De cette manière, ça réduit le nombre de courses qui ont lieu à des moments et des endroits au hasard, ça, c’est dans ce genre de situations que les problèmes peuvent arriver. Disons simplement que dans un environnement où tout le monde est au courant de ce qui se passe, les chances d’avoir un accident sont plus faibles puisque tout un chacun sait comment réagir en cas de problème. De plus, entrevous et moi, la majorité des courses de rue ont lieu sur de courtes distances et avec des véhicules dont on a peu de chance de perdre le contrôle. Les professionnels quant à eux préfèrent toujours les vraies pistes de course, car elle offre un environnement sécuritaire en cas de dérapage et surtout la possibilité de réellement mesurer les performances de leur bolide. Pour les autres, ce qui compte vraiment, c’est de savoir qui sera le premier à franchir la ligne d’arriver où le prochain feu de circulation dans ce cas-ci.

Une ouverture d’esprit

On observe de plus en plus de course de rue et d’excès de vitesse depuis le début du confinement au Québec et partout ailleurs dans le monde. Tout ça prouve seulement que si les gens ont la possibilité de le faire, ils vont tester les performances de leur bolide. Ainsi, fermer les pistes de course est loin d’être la bonne solution, surtout lorsqu’on voit comment évolue la scène automobile au Québec à l’heure actuelle. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais les voitures modifiées et les voitures exotiques sont de plus en plus nombreuses sur nos routes, ce qui nous amène à penser que de nouvelles infrastructures ne seraient pas de trop!

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER