Cadillac : 2 nouveaux modèles Blackwing

   03 Février 2021 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Cadillac : 2 nouveaux modèles Blackwing

Je dois vous avouer que ça fait longtemps que je n’avais pas été aussi excité au sujet de la venue de nouveaux modèles chez Cadillac. Il faut dire que la marque s’est un peu perdue dans les dernières années et les nouvelles versions V proposées par le constructeur américain étaient loin d’être aussi spectaculaires et hallucinantes que par le passé. À titre d’exemple, la CT5, qui se veut la remplaçante de la CTS, ne propose qu’un V6 biturbo de 3.0 litres développant 360 chevaux et 405 livres-pied de couple dans sa version V alors que la CT5 avait droit à un V8 suralimenté de 650 chevaux dans sa dernière livrée.

Heureusement Cadillac nous a redonné une lueur d’espoir il y a quelques mois en nous annonçant le lancement des séries V Blackwing. Toutefois, si Cadillac récupère le nom, ces versions ne sont pas propulsées par le moteur Blackwing qu’on retrouvait dans la CT6-V. Il faut comprendre que tout cela est une question de marketing et que pour jouer dans la cour des grands, Cadillac n’a en quelque sorte pas le choix de procéder ainsi. Chez BMW, on vous propose les versions M et les versions M Competition. Chez Mercedes-Benz, il est plutôt question des versions AMG 43 et AMG 63. Bref, le marché oblique le constructeur américain a prendre cette direction, mais il faut tout de même souligné que Cadillac ose le faire, car ce ne sont pas tous les constructeurs qui se risqueraient à proposer de nouvelles versions survitaminées de ses berlines.

Le traitement complet

Cadillac nous fait savoir assez rapidement que les versions Blackwing nous en offrent plus avec des révisions assez radicales sur le plan esthétique qui ajoute du caractère à ses voitures. D’ailleurs, le constructeur américain nous mentionne très clairement qu’il n’est pas question que de changement cosmétique puisque le nouveau pare-chocs, le béquet et le diffuseur arrière sont tous des éléments qui permettent d’améliorer l’aérodynamisme et par conséquent, les performances de la voiture.

Un extra sauce s’il vous plait!

Si le constructeur américain démontre son savoir-faire avec une précision et une finesse chirurgicales en ce qui concerne le design des versions Blackwing, sous le capot, on a droit à de l’audace et du muscle tout simplement. Dans le cas de la CT5-V Blackwing, il est question d’un V8 suralimenté de 6.2 litres qui affiche une puissance de 668 chevaux et 659 livres-pied de couple. Là on reconnait Cadillac et le constructeur américain va encore plus loin en proposant une boîte manuelle à 6 rapports de série et c’est ce qui rend la CT5-V Blackwing encore plus intéressante que ses rivales allemandes. Toutefois, vous pouvez toujours opter pour une boîte automatique à 10 rapports si vous préférez cette option. D’ailleurs, lorsqu’elle est équipée de cette dernière, la berline de luxe du constructeur américain est capable d’abattre le 0-100 en moins de 3.8 secondes.

Du côté de la CT4-V Blackwing, on a plutôt droit à un V6 biturbo de 3.6 litres qui affiche une puissance de 472 chevaux et 445 livres-pied de couple, ce qui est plus proche de ce que propose la compétition, mais la berline du constructeur américain n’en reste pas moins impressionnante pour autant. D’ailleurs, cette dernière est capable de boucler le 0-100 en moins de 4.0 secondes avec la boîte automatique à 10 rapports, mais tout comme c’est le cas avec la CT5-V Blackwing, elle peut aussi être combinée avec une boîte manuelle à 6 rapports. Inutile de vous dire que Cadillac va faire bien des heureux avec cette option qui risque de rendre la conduite de ces 2 voitures encore plus envoutante.

Une formule gagnante

Parfois, il faut regarder son passé pour aller de l’avant et c’est exactement ce qu’a fait Cadillac avec l’intégration des versions Blackwing dans la gamme de la CT4 et de la CT5. Les 2 ultimes versions de ces voitures reprennent essentiellement les mécaniques qu’on nous proposait avec l’ATS-V et la CTS-V et les adeptes de la marque n’en demandent pas davantage. C’est un peu comme FCA qui semble vouloir appliquer la formule Hellcat a tous ses véhicules, ce qui fonctionne étrangement bien. Bref, il était temps que quelqu’un réagisse chez Cadillac et j’ose espérer que d’autres modèles subiront le même traitement dans les années à venir.  



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER