Cours de conduite : un privilège de plus en plus coûteux

   04 Août 2019 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Voilà une nouvelle qui risque de semer la rage chez les futurs conducteurs puisque le ministre des Transports, M. François Bonnardel a décidé de déposer un projet de lois qui vise à augmenter le prix des cours de conduite. Certes, pour l’instant, on parle d’une augmentation de 112$, ce qui ferait passer le montant total à 937$.

Les cours de conduites sont désormais obligatoires si on veut un jour obtenir son permis de conduire au Québec et c’est là que le fait d’augmenter le prix de ces derniers pose problème. D’ailleurs, le gouvernement avait décidé de geler le montant maximal à 825$ en 2010. Il faut être conscient du fait que l’inflation est inévitable et qu’il fallait s’attendre à une augmentions à ce chapitre un jour ou l’autre de toute façon. Néanmoins, à 937$, ce ne sont pas toutes les familles qui sont en moyen d’offrir ce privilège à leur enfant et c’est là le problème à mon avis. Ainsi, le gouvernement devrait offrir une forme de subvention pour les familles moins fortunées ou un crédit d’impôt.

Il y a de nombreux éléments à prendre en considération dans cette hausse et n’allez pas croire que M. Bonnardel entend déposer se projet de lois uniquement pour torturer les futurs conducteurs. L’un des plus grands problèmes en ce moment, c’est le manque de formateurs qualifier et les conditions salariales. Disons simplement que les écoles de conduite ne sont pas en mesure d’offrir des salaires compétitifs avec le prix actuel des cours et que les aspirants formateurs échouent leur cours à 70%. La conséquence directe de cette problématique, c’est qu’il faut parfois attendre plus d’un an avant de pouvoir suivre ses cours de conduite.

Il faut savoir que le projet de lois en question n’a pas encore été déposé et que ce n’est pas la première fois que le gouvernement tente de recourir à une hausse des tarifs depuis 2010. En 2018, on avait déposé un projet de lois visant à augmenter les frais à 832$, soit 7$ de plus que le gel actuel, mais le projet de lois n’a jamais donné suite. Cette fois-ci par contre, la situation est critique et une augmentation de frais pourrait définitivement aider à réduire le temps d’attente.  

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER