É.-U. : Joe Biden veut plus de véhicules électriques aux États-Unis

17 Août 2021 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Quand je pense à nos voisins du sud, les premières images qui me viennent en tête sont celles des pistes d’accélération, des énormes V8 que produisent les constructeurs américains et des champs de puits de pétrole. Je suis certain que je ne suis pas le seul et c’est pour cette raison que Joe Biden veut changer le visage de son pays avec une production accrue de véhicules électriques. En fait, il faut dire que c’est à la mode de parler de voiture électrique pour les politiciens et c’est un enjeu politique particulièrement fébrile parce que d’une part les gens réclament plus de véhicules électriques et d’une autre, ils achètent des véhicules plus imposants avec des motorisations plus volumineuses que jamais. Enfin, gardons ça pour un autre discours et voyons plutôt ce qui amène le président américain à vouloir plus de véhicules électriques sur les routes du nouveau continent.  

Le plus ironique dans tout ça, c’est que Joe Biden lui-même est un grand adepte d’automobile, il est d’ailleurs l’un des rares hauts dirigeants qui ont été autorisés à conduire lors d’un épisode de Jay Leno’s Garage alors qu’il était Vice-Président. Aujourd’hui, je doute fortement qu’une telle chose puisse se reproduire puisque les présidents américains ne sont pas autorisés à conduire lorsqu’ils sont en fonction.

Objectif 2030

Comme c’est le cas pour de nombreux pays, Les États-Unis veulent que la majorité des véhicules vendus sur son territoire soit des véhicules à faible émission ou des véhicules électriques d’ici 2030. Toutefois, il semble que le président américain soit plus raisonnable dans son approche que certain de ses homologues. En effet, certains gouvernements veulent carrément interdire la vente de véhicule électrique après 2030. Or, Biden, lui, parle plutôt d’une moitié des ventes dédiées aux véhicules électriques, ce qui est déjà plus réaliste même si c’est encore très ambitieux.

Le plan d’action de Joe Biden ne fait pas uniquement référence aux véhicules 100% électriques puisque ce dernier veut aussi encourager le développement de véhicule à piles combustible (hydrogène) ainsi que la production de plus de véhicules hybrides rechargeable. Le fait est que même si les véhicules électriques sont de plus en plus efficaces, les infrastructures, elles, ne sont pas du tout prêtes à accueillir une arrivée massive de véhicules 100% électrique sur le marché et le temps de recharge reste l’une des principales préoccupations pour la majorité des acheteurs. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je prône la voiture hybride rechargeable parce qu’elle représente l’option la plus intéressante à l’heure actuelle. La majorité des modèles offerts dans cette configuration mécanique offre une autonomie suffisante pour vous permettre de réaliser tout vos déplacements quotidiens sans utiliser une seule goutte d’essence et vous offre liberté de pouvoir vous déplacer plus loin sans vous inquiéter de ne pas trouver une borne de recharge à temps.

Les manufacturiers en accord avec tout ça?

Il est certain que l’administration Biden devra trouver le moyen d’offrir un incitatif financier aux constructeurs automobiles qui voudront bien aider le gouvernement américain à réaliser son objectif. Le fait est que les véhicules électriques coûtent très cher à produire et les marges de profits sont particulières mince. C’est d’ailleurs pour cette raison que Tesla vend ses crédits verts à Stellantis pour que ce dernier continue à produire autant de gros V8 et générer des profits énormes. En fait, quand on y pense, ce sont les acheteurs qui sont les plus égoïstes dans tout ça. La conscience sociale commune semble vouloir mettre en avant les technologies hybrides et les véhicules électriques, mais les chiffres de ventes nous montrent clairement que les acheteurs, surtout les Américains, ont encore un grand amour pour les gros véhicules dotés de moteur V8. Enfin, maintenant que le gouvernement américain s’est prononcé sur le sujet, il ne reste plus qu’à voir comment les choses vont évoluer.

 



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER