Fisker : le retour est proche

18 Mai 2015 PAR Jean-Sébastien Poudrier

C’est ironique puisque la semaine où je dois écrire un article sur Fisker, eh bien, je croise l’une des rares voitures de la marque qui circulent sur les routes du Québec, une Karma. Il faut croire que rien n’arrive par hasard. La marque avait fait faillite, mais le groupe chinois très fortuné (Wanxiang) qui l’avait acheté vient tout juste d’investir de grosses sommes dans la recherche et le développement. Bien qu’aucune annonce officielle n’ait été faite à ce sujet, nous savons que Fisker reprendra du service sous peu.

La Fisker Karma est arrivée sur le marché en 2008 et il s’agissait alors de la seule voiture hybride enfichable sur le marché. Elle était propulsée par un petit moteur électrique ainsi qu’un moteur à essence de chez GM. Asthon Kutcher et Justin Bieber ont été parmi les premières célébrités à vanter les mérites de la marque en plus de rouler en Fisker Karma.

Réparer les dégâts

Pour preuve de sa bonne foi, le groupe chinois qui s’occupe de la Fisker Karma a décidé d’offrir aux propriétaires de cette voiture 2 000 $ de pièces et de services gratuitement. Et ceux qui possède la voiture depuis son achat directement de la compagnie auront droit à un 2 000 supplémentaire. Bref, la marque semble avoir repris du service. Il ne reste plus qu’à espérer pour Tesla que ça continue dans la même voie et non le contraire puisque le parcours de l’entreprise n’a rien d’un succès et tout de la malchance.  

Une histoire bien triste

Fondée pas Henrik Fisker en 2007, la compagnie du même nom n’a pas eu la vie facile si on peut le dire ainsi, car dès ses débuts, elle a du se battre en justice contre Tesla qui l’accusait d’avoir volé ses technologies. Heureusement, Fisker a obtenu gain de cause dans cette histoire. C’est ensuite que les problèmes on commencés. Pour ne pas aider à la situation, 338 Fisker Karma ont péri dans l’ouragan Sandy, ce qui a fait perdre une grosse somme d’argent à la compagnie, soit environ 30 millions. Depuis lors, plusieurs entreprises et groupes d’investisseurs ont tenté de racheter Fisker, mais bon nombre d’entre eux se sont vue refuser l’offre soit par l’État américain, soit par Fisker directement. Néanmoins, Fisker a finalement retrouvé un propriétaire le 18 février dernier et l’entreprise américaine entend maintenant vendre 1 000 véhicules en Amérique du Nord et quelque 500 véhicules supplémentaires en Europe.

 



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER