Honda et Nissan : une association électrisante

19 Mars 2024 PAR Jean-Sébastien Poudrier

On dit souvent que l’union fait la force et c’est encore plus vrai en ce qui concerne l’industrie de l’automobile. Il faut dire que les coûts de développement et de recherches ont explosé depuis quelques années, surtout en ce qui concerne les véhicules électriques. C’est pourquoi plusieurs constructeurs automobiles ont décidé de collaborer pour se partager les coûts et ainsi accélérer le processus d’électrification de leur gamme. D’ailleurs, Honda et Nissan viennent tout juste d’annoncer qu’ils vont travailler ensemble sur plusieurs projets.

 

Pour le moment, il est question d’une nouvelle plateforme pour construire des véhicules plus abordables, ce qui est tout à fait logique. La majorité des constructeurs ont du mal à rentabiliser leurs modèles électriques, et ce, même si la majorité d’entre eux sont plus dispendieux que leur équivalent à essence. Il est donc normal que les constructeurs cherchent à réduire les coûts de production, de recherche et de développement.

 

Un rival chinois

 

En unissant leurs forces, Honda et Nissan souhaitent faire face à leurs compétiteurs chinois BYD et Li Auto qui proposent déjà des véhicules électriques plus qu’abordables. La Chine a plusieurs avantages de son côté comme le fait d’avoir accès à des matériaux à faible coût en raison de son important pouvoir d’achat. Sans parler du faible coût de sa main-d’œuvre, ce qui rend la tâche particulièrement ardue pour ses rivaux, et ce, dans toutes les industries.

 

Selon le PDG de Nissan, Makato Uchida, l’union est ce qui va permettre aux constructeurs traditionnels de rivaliser avec les constructeurs émergents. Les constructeurs se sont fixé des échéanciers et les différents gouvernements au monde continuent de mettre de la pression pour que les ventes de véhicules électriques s’intensifient. Bref, il était capital que les constructeurs trouvent une solution et il semble que la collaboration soit de mise.

 

Un plan à l’échelle mondiale

 

Les premiers véhicules issus de l’union entre Honda et Nissan devraient être commercialisés sur le marché japonais en raison de sa proximité avec la Chine. Toutefois, le président de Nissan se dit ouvert à travailler dans n’importe quelle région du monde.

 

Jean-Sébastien Poudrier