L’hydrogène : une énergie propre, mais...

   26 Décembre 2012 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Faire avancer une voiture avec de l’eau, nous y sommes. Enfin, presque, car l’hydrogène est un gaz hautement inflammable et difficile à contrôler. Néanmoins, la science permet aujourd’hui de maitriser le premier élément du tableau périodique de manière à subvenir aux besoins de différents marchés, notamment dans celui de l’industrie de l’automobile. Sans compter que l’hydrogène est, de loin, l’énergie la plus abondante dans l’univers.  

Les voitures capables de fonctionner à l’hydrogène sont encore à l’état de prototype, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’un modèle de production de masse fasse son entrée sur le marché si vous voulez mon avis. Néanmoins, la forte popularité des voitures électriques semble faire de l’ombre à la croissance d’une nouvelle énergie dans l’industrie de l’automobile.

Un défi explosif

Pour ceux qui n’ont jamais eu affaire à de l’hydrogène dans leur cours de science, sachez simplement qu’on ne doit pas prendre ce gaz à la légère. Les autres vont comprendre quand je dis qu’une petite quantité d’hydrogène crée une explosion surprenante lorsqu’on l’enflamme. Alors, imaginez le résultat avec un réservoir de plusieurs litres/cube comme celui qu’on trouve dans les voitures fonctionnant à l’hydrogène.

Comment ça fonctionne?

Nous sommes ici loin du moteur à explosion, puisque l’hydrogène sert en réalité à produire de l’électricité à partir d’une réaction chimique qui se produit lorsqu’il y a oxydation et contact avec le gaz.

Plusieurs problématiques

L’hydrogène est pratiquement présent dans tous, y compris dans l’eau. En revanche, les matériaux nécessaires à la fabrication d’une pile à combustible sont d’une grande rareté, ce qui engendre des coûts de production stratosphériques.

Comme l’hydrogène est un gaz très inflammable, il doit être manipulé avec soin, ce qui n’est pas toujours évident, surtout en matière d’automobile.

L’énergie produite par la réaction chimique entre l’oxydation et le contact du gaz ne génère que très peu de chaleur (environ 100 degrés) en comparaison avec le moteur à explosion. Comme plusieurs pays doivent faire face à des hivers parfois très rudes, l’utilisation d’une telle énergie serait assez limitée, surtout en ce qui concerne le chauffage de l’habitacle d’une automobile.

De l’hydrogène au Québec dans un proche avenir

Certains constructeurs, notamment Toyota et BMW, ont déjà emboîté le pas quant à la conception de véhicules pouvant fonctionner à l’hydrogène. Si nos voisins du sud préfèrent encore leur gros VUS glouton, le Québec semble frappé par une véritable vague de conscience écologique depuis quelques années. Le nombre de véhicules hybrides en circulation sur nos routes ne cesse d’augmenter et les voitures électriques ont déjà gagné le cœur de nombreux Québécois. Il y a donc de la place pour les voitures fonctionnant à l’hydrogène sur notre marché. Non seulement cette énergie est propre, mais le temps de recherche d’une voiture à hydrogène est à peu près le même que celui nécessaire pour faire le plein d’une voiture à essence, contrairement aux voitures électriques qui nécessitent plusieurs heures de recharges en plus d’offrir une autonomie limitée.

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER

 

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