Le Biodiésel : le carburant de l’avenir?

   28 Mars 2013 PAR Jean-Sébastien Poudrier

L’électricité est une énergie renouvelable, mais ses limites en matière d’automobile renvoient toujours à la question d’autonomie. En ce qui concerne les carburants fossiles, au rythme où on les exploite actuellement, on risque d’en épuiser les sources d’ici quelques centaines, voire quelques dizaines d’années seulement. Toutefois, les scientifiques ont trouvé le moyen de reproduire les propriétés du diésel à partir d’élément biologiques tels que l’huile végétale et animale. Au final, on obtient donc une forme d’énergie plus propre que les carburants issus du pétrole et aussi renouvelable que l’électricité.

Le Biodiésel se compose en partie d’huile végétale provenant de colza, de soja, de canola ou même d’algue. Il faut ensuite passer par la Transestérification pour en retirer un carburant qui peut substituer ou être mélangé au traditionnel diésel. 

La Transestérification

La Transestérification est assez laborieuse, dans la mesure où elle implique une transformation de l’huile végétale en biodiésel par réaction chimique. L’huile doit entrer en contact avec un alcool pour produire un carburant qui s’enflamme par compression. Il existe plusieurs méthodes pour obtenir du Biodiésel, mais la plus courante reste le mélange du méthanol avec l’huile végétale.

Fabriquer du Biodiésel à la maison

Même si c’est techniquement possible de fabriquer son propre mélange maison pour obtenir du Biodiésel, les procédés pour l’obtenir sont complexes et nécessite de bonnes connaissances en chimie.

Un impact sur l’environnement?

Comme le Biodiésel reste un carburant combustible, il émet du dioxyde de carbone lorsqu’il se consomme. En revanche, plusieurs scientifiques prétendent que le CO2 produit par le Biodiésel et rejeter dans l’air est à peu près égale à la quantité de CO2 que consomment les plantes qui servent à le produire. On peut donc dire que plus on utilise de Biodiésel, plus on contribue à sa création. Si seulement la vie était aussi simple…

 Certes, dans les faits, le Biodiésel est assez propre, mais sa production nécessite des étapes polluantes. Toutefois, comme le mentionne BiodiéselQuébec, l’utilisation du Biodiésel permet de réduire la production nocive de CO2 de l’ordre de 87 %, car la majorité du gaz toxique qu’il produit a déjà été absorbé par la plante à partir duquel il a été fabriqué.

Une utilisation pour l’instant commerciale

Il est certain qu’un jour où l’autre l’industrie du Biodisel finira par toucher l’automobile en Amérique du Nord, mais pour l’instant, c’est l’Europe qui travail sur des projets grand public. Au Québec, le Biosiésel est plutôt utilisé dans le transport en commun, dans le milieu agricole ainsi que dans le milieu naval.

Le Biodiésel ou l’huile de patates frites?

Comme nous en avons déjà parlé dans un autre article, il est possible de faire fonctionner une voiture avec la même huile qui sert à frire. Néanmoins, une utilisation à moyen terme peu endommager lourdement votre véhicule et le rendre ainsi plus polluant. Toutefois, des études réalisées par BiodiéselQuébec ont montré que le Biodiésel, étant un solvant léger, permet d’éliminer les débris contenus dans le réservoir et dans le filtre à carburant. Au contraire de l’huile de patate frite. Si la voiture diésel finit par gagner en popularité au Québec, je suis persuadé que le Biodiésel pourrait être le carburant de l’avenir.

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER