Le Salon de l’automobile de Los Angeles repoussé à mai 2021

   14 Septembre 2020 PAR Jean-Sébastien Poudrier

On peut dire que la Terre a littéralement arrêté de tourner dans l’univers des salons de l’automobile cette année en raison de la crise de la Covid-19. En fait tout a commencé lorsque selon de Genève a été officiellement annulé avant même que les mesures sanitaires ne soient mise en place par la majorité des gouvernements du monde. Aujourd’hui, j’ai malheureusement l’impression que c’est la peur qui nous anime et qu’il sera désormais difficile d’organiser un évènement d’envergure comme un salon de l’automobile.

La preuve que la situation est loin d’être revenue à la normale, c’est que le LA Auto Show qui aurait normalement dû avoir lieu au mois de novembre 2020 a déjà annulé. Pour l’instant, on nous annonce qu’il sera reporté au mois de mai 2021. Toutefois, il ne faut pas se consoler trop rapidement puisque la situation ne sera probablement pas de retour à la normale à ce moment, ce qui peut vouloir dire que l’évènement sera de nouveau repoussé. Rappelez-vous qu’au début de la crise, tous les évènements du même genre annonçaient qu’ils seraient de retour durant l’été ou l’automne et comme on peut le voir maintenant, c’est assez calme du côté des salons de l’automobile.

Néanmoins, pour l’instant, tout semble porter vers le printemps et l’été 2021 pour le retour des grands salons de l’automobile. Par exemple, on nous annonce que le Salon de New York aura lieu du 2 au 11 avril et que le salon de détroit se tiendra du 11 au 26 juin.

Un mal pour un bien

Je suis tombé sur un article intéressant cette semaine sur AutoMédia où certains de mes confrères se sont portés sur l’avenir du journalisme automobile, car la crise de la Covid-19 a radicalement changé nos habitudes de travails comme c’est le cas dans la majorité des secteurs de l’industrie par ailleurs. Pour nous, les journalistes, tout s’est passé en ligne cette année mise à part quelques exceptions où il nous était possible de voir des véhicules en personne au Québec. Bref, tout ça nous amène à réfléchir à la question des grands salons de l’automobile et de leur pertinence.

Peut-être que vous ne le savez pas, mais certains évènements étaient dans le rouge avant même la crise de la Covid-19. D’ailleurs, plusieurs manufacturiers avaient commencé à annoncer qu’ils se retireraient petit à petit des salons de l’automobile pour miser sur les dévoilements en ligne, car cette solution est nettement moins couteuse et elle permet de rejoindre un plus grand nombre de clients potentiels. Le plus ironique, c’est que tout ça n’a rien de choquant et je dirais même que c’est l’ordre naturel des choses, car la technologie d’aujourd’hui le permet et rend surtout l’expérience plus agréable. Il est certain que pour nous, les journalistes, le fait de pouvoir accéder à un salon de l’automobile avant tout le monde est un avantage considérable puisque ça nous permet d’être plus intimes avec les nouveaux modèles qui y sont présents, mais lorsque c’est ouvert au grand public, c’est une tout autre histoire. En fait, je dois admettre que ma dernière visite dans un évènement du genre après la journée de presse a été plutôt irritante. La majorité des voitures sont verrouillées et même inaccessibles. Bref, on peut désormais les voir de plus près sur son écran d’ordinateur que dans la réalité et c’est pour cette raison à mon avis que les salons de l’automobile tel qu’on a pu les connaître par le passé sont amenés à disparaître.

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER