Montréal et Toronto : des salons de l’auto virtuels

   28 Septembre 2020 PAR Jean-Sébastien Poudrier

La crise de la Covid-19 a changé tout un éventail de chose dans nos habitudes de vies, mais aussi dans la manière dont on se déplacer et comment on s’informe également. Bref, l’industrie de l’automobile et surtout le secteur des salons de l’automobile ont lourdement été touchés par la pandémie. Il faut dire que les choses n’allaient pas déjà très bien pour les grands salons de l’automobile d’avance puisque certains constructeurs avaient déjà annoncé le déclin de leur participation et les visites étaient de moins en moins nombreuses. Néanmoins, la crise de la Covid-19 semble avoir été le coup de grâce.

Rappelons que le salon de Genève a été le premier évènement du genre à annoncer son annulation complète pour cette année ce qui a bien évidemment donné suite à une chaine d’annulation. Heureusement, nous avons pu assister au Salon de l’auto de Montréal ainsi qu’à celui de Toronto cette année, mais nous étions loin de savoir que c’était la dernière fois. Enfin, que c’était la dernière fois en personne puisque les dirigeants des 2 évènements ont annoncé que les prochaines éditions seront virtuelles.

C’est d’abord Montréal qui a lancé le bal en annonçant que la prochaine édition de son salon de l’automobile serait virtuelle. Il n’aura d’ailleurs fallu que très peu de temps à la direction du Salon de l’auto de Toronto pour emboîter le pas et aussi annoncer que son salon de l’automobile 2021 serait totalement virtuel. La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que contrairement à la majorité des autres évènements, celui de Montréal et Toronto ne risquent pas d’être repoussé à niveau si la situation ne s’améliore pas d’ici à la saison des grands salons de l’automobile.

Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes en plein cœur de la seconde vague, et ce, au mois de septembre alors qu’on croyait que la pandémie ne durerait que quelques semaines ou quelques mois tout au plus. Comme vous le savez probablement, les rassemblements intérieurs sont particulièrement limités au Québec et complètement  prohibés en Ontario. Le Salon de l’automobile de Toronto et le Salon de l’automobile de Montréal attirent chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs. Disons simplement qu’on veut éviter à tout prix qu’autant de gens se retrouvent au même endroit en même temps à l’heure actuelle. Bref, lorsqu’on y pense, c’est plutôt un bon compromis même si on ne sait pas trop à quoi vont ressembler ces futurs salons de l’automobile virtuels pour le moment.

Pour l’instant, il semble que tout le monde soit en accord pour les évènements de type virtuel, et ce, autant du côté des constructeurs automobiles que des différents commanditaires. Néanmoins, ce qui rend cette formule d’autant plus intéressante, c’est le fait que le monde du virtuel peut rejoindre nettement plus de personnes qu’un évènement physique. D’ailleurs, pour être honnête avec vous, je n’avais plus particulièrement de plaisir à aller dans les salons de l’automobile en dehors des journées réservées aux médias pour la simple et bonne raison que la majorité des constructeurs limitent considérablement l’accès aux voitures et on comprend pourquoi. Bref, tout ça pour dire que le fait d’organiser des salons virtuels pourra donner une tout autre dimension à ce genre d’évènement.

Bref, maintenant que Montréal et Toronto ont annoncé officiellement leur présence sur la scène virtuelle, il ne serait pas surprenant que d’autres évènements du même genre passent eux aussi à l’action afin de sauver leur réputation. Pour l’instant, la majorité des grands évènements ont décidé de repousser la date de leur tenue à plus tard et il y a d’ailleurs une grande compétition entre celui de New York, de Détroit et de Los Angeles chez nos voisins du sud. Toutefois, rien n’est garanti quant à la tenue de ces évènements qui peuvent encore une fois être repoussés en fonction de comment la situation va évoluer.

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER