Nissan : des capots qui s’ouvrent sans avertissement

   25 Juin 2020 PAR Jean-Sébastien Poudrier

On peut dire que les temps sont durs pour les constructeurs automobiles qui doivent composer avec les conséquences de la crise de la Covid-19. Bref, comme si la situation ne pouvait pas être plus difficile en ce moment Nissan est aux prises avec un problème majeur au niveau du loquet du capot pour certains véhicules. Ce dernier peut rester coincé en position ouverte et comme vous pouvez vous l’imaginer les conséquences de tout ça ne sont généralement pas positives. Bref, le capot peut littéralement vous ouvrir dans le visage lorsque vous êtes sur l’autoroute.

Ce sont près de 1,8 million de véhicules qui sont touchés par cet important rappel aux États-Unis et au Canada. Les modèles visés par ce rappel seraient des Nissan Altima de 2013 à 2018 et il y aurait près de 50 000 touché au Canada seulement. Toutefois, si vous conduisez une Nissan Altima. Du côté de la NHTSA, on mentionne qu’un premier rappel du même genre visant les modèles de 2013 à 2015 avait été émis en 2016 et qu’aucun des véhicules qui ont été réparés n’a été fautif depuis. 1.8 Million de véhicules, c’est un peu extrême lorsqu’on sait que le constructeur japonais a seulement reçu 16 réclamations liées à ce problème spécifique, mais comme les risques sont très grands, les autorités n’ont pas d’autres choix que celui d’effectuer un rappel de masse sur tous les véhicules similaires à ceux qui ont été problématiques, ce qui nous amène a 1.8 million d’unités.

Histoire de bien faire les choses, Nissan demande à ce que tous les véhicules qui pourraient potentiellement être problématiques effectuent le rappel, ce qui inclut également les véhicules qui avaient déjà été réparés avec le précédent rappel. C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi Nissan vise les modèles de 2013 à 2018 dans son rappel.

Un mal nécessaire

Comme je l’ai mentionné au début du texte, ce n’est vraiment pas le moment idéal pour Nissan d’effectuer un rappel aussi important, car même si le constructeur japonais reconnait en quelque sorte ses torts et qu’il répare le problème, il n’empêche en rien que sa réputation risque d’être légèrement entaché dans le processus. Heureusement, Nissan est loin d’être le seul constructeur dans la même situation à l’heure actuelle, car d’autres ont aussi effectué des rappels de masse, notamment chez Ford.

Je crois qu’il est important de mentionner que le fait d’effectuer des rappels est tout à fait normal dans le créneau automobile et que c’est même plus courant que vous ne pouvez le penser. Parfois, c’est pour des détails anodins et dans certains cas, c’est pour des problèmes majeurs comme on peut le voir avec Nissan à l’heure actuelle. Là où ça devient inquiétant, c’est lorsqu’on seul et même modèle passe par plusieurs rappels. Au cours d’une même génération, il n’est pas rare de voir 3 ou 4 rappels différents, mais j’ai déjà vu des véhicules avec plus de 15 rappels à leur actif.

Il est important de comprendre que les constructeurs automobiles font face à beaucoup de pression de la part des acheteurs et qu’ils doivent sans cesse innover pour proposer de nouveau produit. C’est en quelque sorte pour cette raison que leurs nouveaux véhicules ont parfois de petits problèmes, car ils n’ont pas forcément eu le temps d’être testés. D’ailleurs, si je peux vous donner un conseil à ce niveau, viser toujours la seconde année d’un nouveau modèle pour éviter un maximum de problème, car cette dernière bénéficie généralement d’une légère mise au point avant même sa sortie de l’usine.

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER