Nissan : des options de location à bas kilométrage

   14 Décembre 2020 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Le marché de l’automobile est en constante évolution et doit aussi s’adapter aux changements radicaux dans les habitudes des consommateurs. Bref, à moins que vous soyez resté sous un caillou dans les 12 derniers mois, vous savez comme moi que la Covid-19 a généré l’une des plus grandes crises de l’histoire de l’humanité, ce qui a bien évidemment changé la façon dont on magasine, mais aussi dont on utilise nos voitures désormais.

Si je vous parle de tout ça bien évidemment, c’est parce que Nissan est le premier constructeur à prendre une initiale plutôt ingénieuse en proposant des locations avec des kilométrages moins élevés. Au cas où vous ne le sauriez pas, le kilométrage annuel d’une location a un impact direct sur la valeur résiduelle estimée par le fabricant, ce qui influence donc le paiement final de votre location. Ainsi, moins de kilométrage annuel ça veut aussi dire un moins gros paiement.

Une solution d’avenir

Comme vous le savez probablement, la crise de la Covid-19 à forcé les entreprises et les gouvernements à encourager voir imposer du télétravail à tous ceux et celles qui le peuvent. D’ailleurs, comme la crise est loin d’être gérée, il y a fort à parier que cette nouvelle habitude risque de gagner en popularité et je pourrais même vous parier que le télétravail pourrait devenir une norme même après que la crise soit terminée. Comme la route vers le travail représente le plus gros des déplacements de la majorité des conducteurs, le fait de rester à la maison pour travailler et de ne sortir que pour faire les courses limites considérablement l’utilisation qu’on fait de son véhicule et par conséquent, le kilométrage qui s’applique.

Nissan a décidé d’appliquer cette stratégie chez nos voisins du sud, mais il ne serait pas surprenant que les concessionnaires canadiens bénéficient de cette offre dans les semaines à venir. En résumé, la plus basse option que le constructeur japonais offrait pour le kilométrage annuel se limitait à 15 000 miles par an alors que le minimum est désormais de 10 000 miles par an, ce qui permet d’augmenter la valeur résiduelle de 3%. Cela représentera autour 15$ par mois en économie de paiement sur certains véhicules. Ne soyez d’ailleurs pas surpris si d’autres constructeurs automobiles optent eux aussi pour cette solution qui risque de gagner en popularité à mon avis.

D’autres options

Les constructeurs automobiles sont de plus en plus créatifs dans leurs offrent pour les clients. Par exemple, chez Porsche, on vous propose un programme de location mensuelle à taux fixe qui vous donne accès à une flotte de véhicule. Ainsi, vous pouvez changer de véhicule selon vos besoins et votre paiement mensuel inclus les services d’entretien et tout. En fait, selon le constructeur allemand, il s’agit davantage d’un abonnement. Je dois dire que je trouve l’idée plutôt intéressante et cette dernière pourrait trouver son lot de popularité chez plusieurs constructeurs. Bref, je crois qu’on doit s’attendre à ce que l’industrie de l’automobile change radicalement dans les prochaines années.

Le monde à l’envers

Ce qui est le plus ironique dans tout ça, c’est qu’on encourageait le co-voiturage et le transport en commun avant la que la crise de la Covid-19 n’éclate et aujourd’hui, le seul endroit où vous risquez de voir un autobus plein, c’est dans un film de science-fiction. Il est clair que la crise de la Covid-19 nous a permis d’avancer sur bien des aspects médicaux mais il est certain que nous avons reculé de plusieurs pas en ce qui concerne le co-voiturage et toutes formes de transport en commun.



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER