Nissan : une voiture électrique de moins de 25 000 $

04 Juin 2022 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Voici la toute nouvelle Nissan Sakura, une voiture 100 % électrique récemment dévoilée par le constructeur japonais. Son prix de départ est inférieur à 25 000 $, et ce, avant même de parler des subventions gouvernementales. Le seul petit bémol, c’est que ce modèle ne sera pas vendu au Canada puisqu’il est réservé au marché japonais. C’est dommage, car un tel modèle pourrait certainement connaître un énorme succès ici au Canada où le prix moyen d’un véhicule tourne désormais autour de 43 000 $.

 

La Nissan Sakura mesure 3 395 mm de long pour 1 475 mm de large avec une hauteur de 1 655 mm. En guise de référence, prenons l’une des plus petites voitures actuellement disponibles sur notre marché, la Mitsubishi Mirage qui, elle, mesure 3 846 mm de long, 1 665 mm de large et 1 510 mm de haut. On peut donc dire que la Nissan Sakura se retrouve dans le segment des microvoitures, une catégorie qui ne semble pas vouloir trouver sa place en Amérique du Nord alors qu’elle ne cesse de gagner en popularité ailleurs dans le monde.

 

Une mécanique simple

 

Comme vous le savez, la Nissan Sukura est une voiture 100 % électrique et cette dernière est propulsée par un moteur de 63 chevaux et 144 livres-pied de couple. Selon les dires du manufacturier, cette petite voiture est capable d’atteindre une vitesse de pointe de 130 km/h et elle offre une autonomie moyenne de 180 kilomètres à partir d’une seule charge grâce à son bloc-batterie de 20 kWh. Encore une fois, je crois que c’est le genre de véhicule qui s’adapterait parfaitement à notre marché.

 

Jamais ici

 

Malheureusement, même si une telle voiture pourrait « théoriquement » être vendue ici, je crois que le constructeur japonais n’a aucunement l’intention de commercialiser la Sakura en Amérique du Nord, et ce, pour de bonnes raisons. Voyez-vous, même si ce genre de voiture était très populaire, son petit prix est forcément synonyme de petit profit par unité. Ça veut donc dire que le constructeur japonais devrait en  vendre des dizaines de milliers d’unités pour que le modèle soit profitable. Enfin, comme je ne travaille pas pour un grand manufacturier, il est difficile de dire si un tel véhicule serait rentable ici ou non, mais en tant que journaliste automobile, je ne peux m’empêcher de penser au bien qu’une telle voiture pourrait faire sur notre marché. Avec le prix de l’essence et le coût moyen d’un véhicule neuf, avoir accès à une voiture 100% électrique pour moins de 25 000 $ serait une formule gagnante. Bref, on peut toujours continuer d’en rêver.

 

 



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER