Ottawa : fini les voitures à essence en 2035!

12 Juillet 2021 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Voici une nouvelle qui n’a rien d’anodin, surtout si vous êtes un adepte d’automobile à essence, mais avant de vous rendre dans les rues pour manifester, je vous suggère de porter attention aux détails et surtout de lire le reste de mon article.

Avant tout, il faut comprendre que ce ne sont pas tous les véhicules à essence qui seront bannis du territoire canadien. Ce que le gouvernement souhaite, c’est simplement d’interdire la vente de véhicules neufs à essence. Autrement dit, les véhicules d’occasion à essence pourront encore être vendus sur le territoire canadien. De plus, il faut savoir que le gouvernement du Canada n’est pas le seul à s’être fixé un tel objectif puisque nombreux sont les constructeurs automobiles qui veulent électrifier l’entièreté de leur gamme pour 2035 eux aussi. Ainsi, on peut dire que tout le monde avance dans la même direction, mais là où ça devient intéressant, c’est lorsqu’on se met à lire les petites lignes et surtout à décortiqué le jargon utiliser par les constructeurs automobiles. Mon objectif n’est pas de mettre à jour une théorie du complet, mais j’ai la profonde sensation que ni le gouvernement et surtout ni les constructeurs automobiles veulent réellement mettre un terme à la voiture à essence.

Une question de politique

D’abord, notons que le communiqué de presse du gouvernement même ne mentionne pas directement les véhicules électriques. On parle plutôt de véhicule zéro émission, ce qui est assez pour flouer la majorité des gens. Ainsi, il n’est pas forcément question de mettre un terme à la vente de véhicule à essence, mais plutôt de mettre un terme aux émissions de gaz à effets de serre, ce qui est complètement différent comme objectif. Les voitures électriques semblent la solution idéale pour plusieurs, mais ce n’est pas un avis que tout le monde partage. Porsche et Bentley travaillent notamment sur le développement d’un carburant plus propre que l’électricité et qui pourrait éventuellement remplacer les carburants fossiles. Ainsi, si on en croit le discourt du gouvernement, les véhicules à essence conventionnelle deviendraient eux aussi éligible à la description véhicule zéro émission.

Une mission impossible?

D’ailleurs, si on prend cette stratégie au sens large, aucun véhicule ne serait techniquement éligible à la vente au Canada après 2035, du moins pas avec les méthodes de fabrication actuelle. Vous savez, le fait de rouler avec un véhicule à essence produit des gaz à effet de serre, mais ce qu’on oublis souvent, c’est que ces véhicules ont été assemblés dans des usines qui elles aussi produisent des gaz a effets de serre. Et je ne vous parle même pas des procédés qui servent à l’extraction des matériaux nécessaires à la fabrication des batteries pour véhicules électriques.

Un objectif vague amène è être révisé

Encore une fois, je ne veux pas jouer au complotiste, mais je crois que c’est volontaire que le communiqué de presse du gouvernement soit aussi vague, car le gouvernement lui-même ne sait pas exactement où la ligne du véhicule zéro émission doit se tracer. Au final, je crois qu’il faudra faire preuve d’un peu plus de patience avant de connaître les intentions réelles du gouvernement sur le plan législatif et qui sait, si des entreprises amènent d’autres solutions avant 2035, peut-être que le gouvernement du Canada va complètement changer son discours ou du moins, l’adapter à la situation.  

 



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER