Pas de salon de l’auto Virtuel pour Montréal finalement

   07 Décembre 2020 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Qu’on le veuille ou non, la crise de la Covid-19 a changé notre façon de voir les rassemblements et pour le moment il est impensable qu’un évènement de la taille d’un salon de l’automobile comme celui de Montréal ait lieu physiquement, ce qu’on comprend tout à fait. Les organisateurs avaient d’ailleurs annoncé s’intéresser à un évènement virtuel histoire d’offrir une alternative aux adeptes, au curieux et à ceux et celles qui veulent en savoir davantage sur les nouveaux modèles. Or, après mûre réflexion, il semble que même cette option ait été mise de côté, ce qui veut dire que l’édition 2021 du Salon de l’auto de Montréal n’aura tout simplement pas lieu.

Je crois qu’à la base, on peut se compter chanceux d’avoir pu assister à l’édition 2020 du Salon de l’auto de Montréal, car c’est l’un des seuls évènements en son genre qui a pu avoir lieu, car il est généralement présenté au début de l’année. Ce fût aussi le cas pour le Salon de l’auto de Toronto, mais lorsque Genève a annoncé que son évènement serait annulé quelques jours avant sa tenue, c’est là que tous les autres ont décidé de suivre le mouvement et depuis, plus aucun salon de l’automobile.

La version virtuelle annulée

Inutile de vous dire qu’on a été surpris, voir même choqué d’apprendre qu’au final, même la version virtuelle du Salon de l’auto de Montréal a elle aussi été annulée. Cette fois-ci, le problème vient directement des différents constructeurs automobiles. Disons que certains de ce dernier avaient déjà commencé à se dissocier des grands salons de l’automobile au profit d’une source d’information et de communication plus directe avec leurs acheteurs potentiels. C’est surtout le cas avec les grandes marques de luxe comme Lamborghini ou McLaren puisqu’il est peu probable que les acheteurs potentiels visitent un salon de l’auto avant de se procurer sa future voiture. Les voitures exotiques aident à attirer la clientèle dans les salons de l’automobile également, ce qui n’aide en rien à la situation. Toutefois, il semble que même les marques grand public aient elles aussi démontré peu d’intérêt pour la tenue d’un évènement virtuelle et lorsqu’on y repense, c’est tout à fait logique.

Une histoire de budget

Sur le plan économique, il faut de l’argent pour faire de la publicité et actuellement, la crise de la Covid-19 a considérablement affecté les ventes de véhicules neufs, ce qui limite le montant que peuvent accorder les grands constructeurs automobiles à la publicité globale. Après tout, c’est très dispendieux pour les constructeurs de participer à des salons de l’automobile et il y en a plusieurs, alors autant choisir ses batailles. Sans compter que les dévoilements virtuels à l’interne semblent bien fonctionné et son nettement moins coûteux pour les fabricants. On peut se poser la question à savoir si la situation va rentrer dans l’ordre un jour et qu’on va pouvoir assister à nouveau aux différents grands salons de l’automobile dans un avenir rapprocher, mais je crois qu’il est déjà trop tard. Selon moi, la formule actuelle était déjà amenée à disparaître et la crise de la Covid-19 n’a fait qu’accélérer les choses. Toutefois, ça ne veut pas dire que les grandes villes du monde ne pourront pas organiser des évènements liés à l’automobile et on peut s’attendre à des formules qui ressemblent davantage à ce qu’on trouve en Angleterre avec le Festival de la vitesse de Goodwood ou encore en Californie avec le concours d’élégance de Peeble Beach.  

Les organisateurs du Salon de l’auto de Montréal restent toutefois optimistes puisque ces derniers prévoient déjà la tenue d’un Salon de l’auto physique pour 2022. Bien sûr, il est encore un peu tôt pour se pencher sur la question, mais comme bien des adeptes d’automobiles, je souhaite de tout cœur que l’évènement ait lieu.



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER