Pénurie de véhicules : ça commence à se voir!

20 Septembre 2021 PAR Jean-Sébastien Poudrier

On peut dire que la crise générée par la Covid-19 a lourdement affecté l’économie et les conséquences de cette pandémie commencent à sérieusement se faire sentir dans l’industrie de l’automobile. Autant vous dire que si vous êtes à la recherche d’un véhicule neuf et surtout d’un camion, votre prochaine transaction risque d’être difficile, car il y a de moins en moins d’unités disponibles sur le marché. Vous pouvez toujours commander qui sera bâti selon vos spécifications, mais dans certains cas les temps d’attente sont de plusieurs mois.

 

Heureusement, dans le cas des véhicules neufs, il y a une certaine règlementation qui empêche les concessionnaires d’augmenter les prix au-delà de celui suggéré par le fabricant même si c’est une pratique courante. En revanche, en ce qui concerne les véhicules d’occasion, c’est une tout autre histoire puisque ces derniers ne sont assujettis à aucune réglementation du genre puisque les manufacturiers n’ont « techniquement » aucun contrôle sur ce qui se passe avec leurs véhicules une fois que ces derniers quittent le concessionnaire original.

 

C’est pour cette raison qu’on trouve des véhicules d’occasion qui coûtent près de 2 fois leur prix de lorsqu’ils étaient neufs. La Corvette est un excellent exemple, mais il vous suffit seulement de regarder le marché des véhicules d’occasion en général pour comprendre que la situation n’est clairement pas normale. D’ailleurs, je ne vous parle même pas des voitures exotiques qui sont plus inaccessibles que jamais.

 

Un retour à la normale?

 

La loi de l’offre et la demande est quelque chose qu’on ne peut pas vraiment manipuler et tant que les manufacturiers vont devoir composer avec des inventaires bas le problème va persister à mon avis. Toutefois, l’hiver risque d’offrir un certain relâchement au niveau des prix puisque ça a toujours été considéré comme la saison morte dans l’automobile, spécialement en ce qui concerne les mois de janvier et de février. Ainsi, si vous devez absolument remplacer votre véhicule dans les prochains mois, mieux vaut peut-être attendre au début de 2022 puisque le marché risque d’être plus clément. En revanche, on ne peut pas prédire l’avenir et c’est encore plus difficile que jamais de faire des projections, car aucune statistique au monde ne peut prendre en considération l’arrivée d’une pandémie dans son calcul de prédiction.

 

Advenant que dans un scénario hypothétique où les manufacturiers arrivent de nouveau à produire les mêmes quantités de véhicules qu’avant la Pandémie, peut-on croire à un retour à la normale? Malheureusement, je crois que non puisqu’il faudrait en quelque sorte combler le manque de véhicule actuel et qui sait, peut-être que c’est l’effet inverse qui va se produire.

 

Si vous voulez mon avis, le marché va simplement s’ajuster avec le temps et qui sait, peut-être que la pénurie de véhicules va justement ouvrir la porte à de nouveaux manufacturiers et c’est cette nouvelle compétition qui va en quelque sorte régulariser le marché.

 

Un nouveau marché

Finalement, si vous êtes à la recherche d’un nouveau véhicule et que vous attendez que le marché revienne à la normale avant de vous procurer un modèle neuf, ce n’est peut-être pas nécessaire d’attendre justement. Comprenez bien que dans tous les cas, la dépréciation des modèles d’occasion a fortement été affectée par le manque de véhicule sur le marché. Ainsi, même si vous payez plus cher pour le même véhicule que vous auriez pu acheter l’an dernier pour 10 000$ de moins ou plus, il faut comprendre que ce dernier va conserver une meilleure valeur de revente. Même si rien n’est impossible, il est plus qu’improbable que le prix des véhicules neufs soit revu à la baisse un jour alors ne vous empêcher par de magasiner.

 



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER