Québec accueillera le premier Taxi Tesla

   06 Mars 2014 PAR Jean-Sébastien Poudrier

De toutes les villes en Amérique du Nord, c’est à Québec que va atterrir le premier taxi signé Tesla, une compagnie californienne spécialisée dans le domaine des voitures électrique. C’est Christian Roy, un chauffeur de taxi de Sainte-Foy qui en a fait l’acquisition. Conduire un taxi électrique est toutefois un réel défi, surtout au Québec quand on sait que les conditions hivernales auront un impact direct sur l’autonomie de la voiture.

Il ne suffit que de quelques minutes pour faire le plein lorsqu’on conduit un taxi à essence, mais c’est loin d’être aussi simple pour Christian qui doit toujours retourner chez lui plusieurs heures pour recharger sa voiture en raison du manque d’infrastructure pour véhicules électriques à Québec. Heureusement, ce dernier ne demeure pas trop loin des grandes artères routières. De plus, il a reçu l’aide de 4Degrés dont le propriétaire possède déjà une Tesla Model S ainsi qu’une Tesla Roadster.

Le gouvernement dans tout ça?

Le gouvernement a tout intérêt dans cette histoire à aider M. Roy qui bénéficiera d’ailleurs d’un rabais ou plutôt d’un remboursement de 20 000 $ pour l’achat de sa Model S. Néanmoins, il s’en passera du temps avant que cette somme d’argent ne lui soit remise, car l’attente est déjà longue pour les véhicules de tourisme bien avec un processus bien implanté.

Parlons un peu de chiffres

Les dépenses liées à l’automobile outre le financement de la voiture elle-même sont assez élevées, surtout pour un chauffeur de taxi. Christian qui dépensait pas moins de 18 000 $ annuellement en essence ainsi qu’en réparation pour sa Subaru Legacy. Et c’est en apprenant que le journaliste automobile Jacques Duval possédait une Tesla Model S que M. Roy a décidé de faire de même. Néanmoins, contrairement à monsieur-madame tout le monde qui achète une voiture électrique pour ses quelques déplacements quotidiens, la Model S de Christian est également son gagne-pain. Quand on sait que l’autonomie moyenne de cette voiture se limite à 400 kilomètres et qu’un chauffeur de taxi peut faire jusqu’à 600 kilomètres, il y a de quoi s’inquiéter. De plus, chaque heure de charge est une heure de moins à desservir des clients et augmenter son profit. Ce sont toutes ses raisons qui me poussent à admirer M. Roy qui est à mon avis un pionnier dans le domaine du taxi écologique et qui, on l’espère, sera suivi par ses collègues un jour.

 

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER