SAAQ : une nouvelle loi qui fait rager les propriétaires de véhicules militaires

   26 Août 2019 PAR Jean-Sébastien Poudrier

En tant que chroniqueur automobile, mais avant tout de passionné de tout ce qui a un moteur et qui est peu commun, je dois moi aussi dénoncer la récente décision de la SAAQ d’adopter un projet de loi restrictive envers les véhicules de types militaires.

Les propriétaires de véhicules militaires avaient jusqu’à aujourd’hui pour se conformer à la nouvelle réglementation en effectuant le changement d’immatriculation de leur véhicule, sans quoi ils ne pourront tout simplement plus circuler sur la route avec leurs véhicules.

Jusqu’à tout récemment, les véhicules militaires bénéficiaient d’une certaine forme d’exemption qui leur permettait de circuler sur n’importe quelle route, mais à partir de maintenant, ces derniers seront limités aux routes où la limite de vitesse est de 70 km/h ou moins à quelques exceptions près. Ainsi, les véhicules de type militaires se retrouvent dans la même catégorie que les véhicules artisanaux, les véhicules antiques ou les véhicules dont la masse nette est inférieure à 450 kg.

La décision de la SAAQ en ce qui concerne l’application de cette nouvelle règlementation et surtout du court délai donné par l’entité suite à des recommandations provenant des différents manufacturiers qui sont derrière la conception de ces véhicules militaires. Selon ces derniers, leurs véhicules peuvent s’avérer dangereux lors d’impacts à haute vitesse, car leur système de sécurité n’est tout simplement pas conçu pour une utilisation civile. Bref, on comprend que la SAAQ n’a pas voulu punir les adeptes de véhicules militaires.

Ce qui met en rogne les propriétaires de ce genre de véhicule, ce n’est pas tant le fait que la SAAQ ait décidé d’appliquer une nouvelle réglementation, mais plutôt le fait qu’il n’y ait eu aucune forme d’exemption ou de droit acquis pour les véhicules qui étaient déjà immatriculés. On sait que la Société de l’Assurance Automobile du Québec avait accordé ce genre de bénéfices aux propriétaires de véhicules dont le volant est à droite et qui étaient déjà immatriculés au Québec avant l’arrivée d’une nouvelle réglementation.

Comme c’est le cas pour tous les propriétaires d’autres types de véhicules particuliers, ceux et celles qui possèdent des véhicules militaires aiment assurément se balader et voir du pays. Imaginez devoir faire un détour de plusieurs heures entre 2 grandes villes parce que la route que vous vouliez emprunter est impraticable et puisque l’automobile n’est plus une option. D’une certaine façon, on peut s’attendre à ce que cette nouvelle loi influence l’économie.

Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER