Toyota, Subaru et Suzuki pour les carburants synthétiques

10 Août 2022 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Il y a quelques années à peine, tous les discours menaient vers un avenir 100% électrique pour l’industrie de l’automobile et nombreux sont les constructeurs qui ont rapidement pris des mesures pour électrifier leur gamme. Or, il semble que plusieurs aient changé leur fusil d’épaule depuis puisque plusieurs constructeurs ont commencé à travailler sur des solutions alternatives comme c’est le cas pour Porsche qui a développé un carburant synthétique. D’ailleurs, c’est l’une des raisons pour lesquelles le constructeur allemand a décidé de se lancer en F1 afin de faire la promotion de son nouveau carburant synthétique.

 

Porsche n’est d’ailleurs plus le seul qui croit fermement que le moteur thermique a encore sa place sur le marché et que ce qui doit être amélioré c’est le carburant qu’on utilise. En effet, Toyota, Subaru et Suzuki ont décidé de former un consortium de recherche pour le développement et la production de carburants synthétiques et de biocarburant.

 

Les constructeurs japonais misent donc sur le bioéthanol, l’un des biocarburants les plus prometteurs. D’ailleurs, le consortium est déjà très avancé dans le projet et on dépasse largement le stade de l’idée sur papier. Comme c’est un produit connu et déjà très populaire, le groupe a été mis responsable de construire des usines et de travailler sur le réseau de distribution du carburant en question.

 

L’avenir de l’industrie

 

Même si j’aime beaucoup les voitures électriques pour leur confort et leur simplicité, je crois sincèrement qu’elle ne représente pas l’avenir de l’automobile ou du moins, pas en totalité. Elles auront toujours leur place sur le marché, car son lot d’adeptes s’est beaucoup agrandi avec les raisons et il est fort probable que ça continue encore ainsi, car le réseau d’infrastructures et les technologies ne cessent de s’améliorer. Toutefois, les biocarburants et les carburants synthétiques pourraient très clairement changer la donne pour le moteur à combustion dont on n’a clairement pas atteint le potentiel.

 

Qu’il soit question d’une voiture de sport ou d’un modèle grand public, le moteur à combustion a de nombreux avantages même par rapport au moteur électrique à commencer par le temps qu’il faut pour effectuer un plein. Un moteur à combustion est aussi beaucoup plus facile à réparer et nettement moins dispendieux à remplacer qu’une batterie. Je ne veux pas être pessimiste, mais il y a des voitures de plus de 100 ans. Enfin, c’est vous qui voyez, mais je crois qu’il y a de la place pur toutes les formes d’énergie dans l’industrie de l’automobile.

 

 



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER