Une étude révèle que les jeunes ont moins d’accidents grâce aux technologies

25 Septembre 2021 PAR Jean-Sébastien Poudrier

Il fut une époque où une voiture qui était considérée comme sécuritaire était équipée de coussin gonflable et de ceintures de sécurité. De plus, on peut dire que la taille du véhicule important beaucoup, car avant les technologies actives de sécurité il était question de savoir comment éviter un accident, mais plutôt comment subir le moins de dommage possible en cas d’impact. Bien entendu, comme il n’est pas encore possible d’éviter une collision à coup sûr, la prévision en cas d’impacte reste encore une priorité pour les manufacturiers, mais disons simplement que les technologies qui permettent d’éviter des accidents, elles, ont considérablement évoluées.

 

Régulateur de vitesse adaptatif, système de freinage automatique, système d’aide au maintien de la voie, détecteur d’angle mort, il y a des dizaines de technologies semi-autonomes du genre qui permet d’éviter de nombreux accidents tous les jours. Malheureusement, ce n’est pas toujours évident d’avoir votre attention totale sur la route, mais si vous deviez toujours être à l’affût et c’est là que ces technologies interviennent. Dans certains cas, les technologies de sécurité peuvent agir avant même que vous ayez le temps de vous rendre compte que le véhicule à l’avant du vôtre freine trop brusquement.

 

IIHS

 

C’est dans une récente étude sur le sujet que l’Insurance Institute For Highway Safety a dévoilé que les technologies de sécurités actives et passives ont aidé à réduire considérablement les accidents chez les jeunes conducteurs. Selon l’IIHS, les adolescents sont 4 fois plus à risque que les autres catégories d’âge de conducteur d’être impliqué dans un accident mortel. Le manque d’expérience, le fait d’être téméraire et surtout la négligence sont parmi les facteurs évoqués par l’IIHS.

 

Ces facteurs font en sorte que les adolescents soient moins aptes à bien réagir lors d’une situation d’urgence et l’IIHS mentionne même que ces derniers ont plus de mal à reconnaître une situation qui peut potentiellement être dangereuse. C’est donc là que les systèmes d’évitement de collision deviennent particulièrement efficaces pour les jeunes conducteurs.

 

Toutefois, l’IIHS croit qu’il faut aller encore plus loin pour réduire les risques d’accident fatals chez les jeunes grâce à des technologies de contrôles parentales comme celles qu’on propose chez Ford et GM. Ce genre de technologie permet de programmer certaines limitations à votre véhicule lorsqu’une clé spécifique est utilisée pour démarrer le véhicule. Vous pouvez notamment réduire la vitesse maximale du véhicule et le volume maximal de la radio afin de que vos ados soient plus concentrés sur la route. De plus, il y a même des applications mobiles qui récoltent des données et qui vous fournissent des rapports sur les habitudes de conduites de vos enfants comme c’est le cas de MamaBear.

 

Selon l’IIHS, une étude a permis de démontrer que les technologies d’aide à la conduite permettent de réduire le taux d’accidents mortels chez les jeunes de près de 1 tiers, ce qui est énorme. Dans le cas des technologies de contrôle parentales, elles permettent de réduire les accidents graves chez les jeunes de près de 25%.

L’IIHS en profite pour rappeler que bon nombre de nouveaux véhicules sont équipés de technologies d’aides à la conduite et de technologies de sécurités qui sont spécifiques aux adolescents. L’organisme souhaite donc vous rappelez de considérer ces facteurs dans l’achat de votre prochain véhicule surtout si l’un de vos enfants est en âge de pouvoir conduire ou si c’est bientôt le cas. Selon l’IIHS, c’est d’abord et avant tout le rôle des parents de s’assurer que les véhicules que conduisent leurs enfants sont équipés de son genre de technologie. Trop souvent, les parents eux-mêmes ne croient pas aux bienfaits de ces dernières. Or les études sur le sujet démontrent que ces technologies ont un impact réel et direct sur les statistiques d’accidents liées aux conducteurs de 19 ans et moins.

 



Auteur: JEAN-SÉBASTIEN POUDRIER